présentation

Heliotropolka

Qu’est ce que ça veut dire?

Héliotrope(n.m 1372) latin d’origine grecque héliotropium,“pierre précieuse” et “tournesol”.

1 Plante à feuilles alternes et persistantes, à fleurs odorantes (borraginacées),des régions chaudes et tempérées. Les plus connues sont l’héliotrope des champs vulgairement appelé tournesol ou herbe de Saint Fiacre et l’héliotrope du Pérou qu’on cultive dans les jardins.

2 Calcédoine à fond verdâtre jaspé de veines rouges.

 Héliotropisme (n.m 1828) “attraction vers le soleil”

Propriété des végétaux et des animaux inférieurs fixés de se tourner vers la lumière solaire (héliotropisme positif) ou de s’en détourner (négatif).

 Polka (n.f 1842) du tchèque pulka : “demi pas”.

1 Ancienne danse à deux temps, à l’allure vive et très rythmée. Air sur lequel on la danse. Polka piquée, jouée en notes piquées et dansée d’une façon sautillante.

2 Pain polka : pain dont la croûte est quadrillée de bandes formant des carrés ou des losanges.

Héliotropolka (n.f 2008) du macératien intérieur niliutropulka : “ danse, chante et la nuit fuira ”.

1 Danse rituelle de renaissance à pratiquer dans un champs de tournesols avec un pain rond sur le ventre et une couverture rouge sur la tête, pour les filles prépubères ayant croisé le loup.

2 Tracé géométrique laissé au sol par des chaussures rouges quadrillant l’espace et indiquant de façon symbolique le chemin vers la lumière.

3 Cf : herbe de Saint Fiacre ; mixture hallucinogène sacrée très prisée des petites guerrières de la Macération intérieure, réalisée à base d’héliotropes décantés dans de la vodka et servant de véhicule psychédélique pour basculer dans un espace onirique.

4 Par extension : récit initiatique de vie mort vie, parlé, chanté, psalmodié, proféré, dansé par une drôle de créature habitée d’une foule ancestrale féminine et bavarde.

Heliotropolka

C’est quoi l’histoire?

Fille, feu, folle, feu follet, farfadette!”

Au tout début des choses, c’est un tissu rouge marmonnant, couinant, qui hasarde quelques mots incertains. Puis apparaît un visage – que dis-je, une bouille, une trombinette émergée d’un film de science-fiction. Un clown qui se serait trompé de registre, d’univers. La Terre, les humains ?
Peuh, Abigaël Vésicule est fille des infinis cosmiques, ne mélangeons pas tout. Elle a la bouche pleine de pronoms et d’infinitifs, une bouche d’enfant pour des mots d’adultes– “je comprendre tout, oui!” Pardon : ouiiii, dans les aigus.

Abigaël a sept ans.
A la fin, elle en aura peut-être quatre cent vingt-trois, qui sait.
La vie, c’est avant tout une question de morts et de résurrections. On pédale à vélo en petite souris, on pédale et vlan, ça être la première fois que la farfadette mourir. Pas de panique, on rassemble les morceaux,
on les soude comme on peut. “Je recoller moi de traviole” et de travers en toute chose – geisha traviole, princesse traviole, Walkyrie déchaînée, petite créature bringuebalante, mais qui suit son cours.

C’est l’histoire d’une découverte de soi au fil de multiples chutes. Mourir, recoller, remourir, recoller toujours. Grandir. Devenir femme, assister à la pousse asymétrique des seins, à l’assaut des poils “we are the army of the hair !” (chant de guerre de l’envahisseur pileux). Devenir corps désirable, quand
bien même on ne saurait quel monde se cache dans les tréfonds de “l’orivagine”. Peut-être l’homme, muni
d’un “outil spécial”, est-il capable de renseigner ce champ. Peut-être pas. Le “piston frénétique” qui suit invitation dans le “convestibule” féminin sera-t-il à la hauteur? Il faudra sans doute quelques petites morts supplémentaires. “Encoller moi”, propose tendrement Abigaël, prête à toute réparation de sa mécanique rouillée. Déception, la farfadette se fâche tout rouge, se fait guerrière. “Amour, pourquoi tu non pousser comme feuille sur arbre ?” Ah ça…

Pas de bile se faire – non, pas de bile”

…Abigaël n’est que découverte, étonnement : douleurs et plaisirs se rejoignent dans une grande soif de tourner le regard vers le nouveau. D’où cette basse continue de l’espoir, cet assentiment à la vie qui sème des sourires sur les blessures.

On en ressort avec une naïve joie d’enfant, étonné que cette simplicité, ces petites choses mises bout à bout, puissent remuer une si forte émotion.

Un coup de cœur, assurément !…

Manon ONA pour http://www.lecloudanslaplanche.com

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